Gueulez. Gueulez autant qu'vous pouvez. Autant qu'vous souhaitez. Gueulez vos révoltes de gosses. Gueulez vot' mépris d'la société. Vos rêves. Vos phrases débiles qui peuvent vous passez par la tête mais dont vous n'pouvez contrôler la sortie. Gueulez. Gueulez. Tant qu'il est encore tant.
Tout ça s'finira d'toute manière d'la même façon ; nous s'rons vieux, gâteux, avec plus ou moins d'générations nous succédant, attendant l'programme télé toutes les s'maines, appréciant les dimanches après-midi pour leur morrosité encore plus forte qu'les z'aut' jours. Alors on gueule encore plus pour s'révolter. Parce qu'on refuse de grandir. Et qu'not' choix est catégorique. Pour rien. Le temps passe, inexorablement. On grandit, on vieillit. On sourit, on pleure. On saute au d'ssus d'fossés ou on tombe dedans. On doit faire des choix. Qu'on fait souvent mal. Alors on s'prend des murs. Ces putains d'murs. Les murs du labyrinthe d'not' vie. La vie n'est faite que de virage. Exact. Et certains virages sont à angles droits.
Videz votre sang. Que tout coule à flot si il vous plait. Ca m'concerne pas. Plus. Tuez vous si il vous plait. J'ai choisi de vivre. Je sens qu'j'vais l'regretter. M'enfin. Vous n'êtes qu'une bande d'humains. C'est la pire insulte qu'on puisse dire à quelqu'un. Parce qu'elle est la plus vraie. Dépendant de tout, incapables de s'unir total'ment, convoiteur de trésors. Et surtout. Mythomanes. La vie n'est qu'un tissu d'mensonge où la Mort apparaît comme la seule vérité. Paradoxal comme phénomène : personne n'peut dire c'qu'est la Mort, mais tout l'monde sait qu'il finira comme ça. Tôt ou tard.
J'éprouve un putain de dégoût pour la majorité des choses qui m'entourent. Un putain de dégoût. J'me d'mande comment on a pu en arriver là. Comment j'ai pu en arriver là. Toujours des questions. C'sont plus les mêmes. Mais certaines persistent, encore, toujours. Ils vous arrivent jamais d'vous turlupiner l'esprit sur la pensée suivante : et s'il existait quelqu'un ou quelque chose qui nous contrôlait, tous ?!* Je n'parle pas d'dieux. La religion n'est que foutaises humaines. Mais d'un Créateur. Ou quelqu'un comme ça. Comme nous quand on joue aux Sims, ou à un jeu d'simulation humaine. C'est nous qui dictons leurs choix. Et s'il y avait quelqu'un comme ça. Et si les personnages des Sims n'étaient pas seul'ment des cellules informatiques. Et si ils avaient une part de vie. Je s'rai prête à en donner à n'importe qui. La vie. C'est si grand. Si court. 3 lettres. Pour désigner une obligation pourrait-on dire. Du moins jusqu'à temps qu'elle ait été bafouée par le premier imbécile qui s'est suicidé. Cependant, on l'comprend. Sur certains points, tout du moins.
Jeunesse affamée. On s'bourre la gueule, on s'dit qu'final'ment la vie comme ça, ça passe. Boire pour oublier. Non. Pour n'plus y penser. Tout dans l'excés, c'est bien plus fendard comme ça. Tout dans l'excès. Les moutons suivent le berger. Et le loup bouffe les moutons. On connaît tous un loup dans not' entourage. On connait tous un berger. Et ce n'sont qu'des connards. Des connards puants.
J'voudrais savoir rouler les clopes*